Notre avis sur Les Chroniques de St Mary, Tome 7 : Petits arrangements avec l'histoire en livre audio
Rarement une héroïne aura reconnu ses torts avec autant de franchise que Max au seuil de ce septième tome, quand elle admet n'avoir jamais ruiné autant de vies ni laissé un tel désastre derrière elle. Cette phrase m'a cueillie, parce qu'elle annonce un volume où l'insouciance a un prix. Jodi Taylor pousse son électron libre dans ses retranchements, et le résultat m'a bouleversée autant que ravie. Avec 4,8 sur 94 avis, ce tome ne fait pas l'unanimité par hasard.
Un auditeur retrouve ici l'amour des premières aventures et une fin qui l'a laissé submergé d'émotions, sentiment que je partage entièrement. Un autre, plus réservé, avoue un léger agacement devant un début où Max agit de façon peu crédible au regard de son caractère, et je comprends la nuance: la Maxwell du premier chapitre semble parfois faire fi de tout bon sens. Reste que la mécanique finit par emporter l'adhésion.
Pourquoi écouter Les Chroniques de St Mary, Tome 7 : Petits arrangements avec l'histoire en livre audio ?
C'est peut-être le tome où Ludmila Ruoso m'a le plus émue. Elle prête à la confession de Max une gravité nouvelle, sans jamais renoncer à l'ironie qui reste la signature du personnage. Ce mélange de culpabilité et de dérision, elle le tient sur un fil ténu, et c'est exactement ce qui donne à l'écoute sa densité si particulière. On sent une comédienne qui connaît son héroïne assez pour la laisser vaciller.
Les 10 heures et 28 minutes accompagnent une trajectoire émotionnelle plus escarpée qu'à l'ordinaire. En audio, la bascule d'un chapitre insouciant vers le désastre se ressent dans les inflexions de la voix, et la fin, plusieurs auditeurs le soulignent, frappe fort. La durée laisse le temps à la faute de Max de produire toutes ses ondes de choc.
Ce que vous allez découvrir
Max n'a jamais aimé les règles, persuadée qu'elles étaient faites pour les autres. Cette fois, elle est allée beaucoup trop loin, et tout le monde à St Mary va devoir en assumer les conséquences. Derrière la façade très académique de l'institut, le voyage dans le temps reste un privilège dangereux, et l'imprudence d'une seule personne peut suffire à tout emporter sur son passage.
Sans rien dévoiler du désastre annoncé, disons que ce tome interroge la responsabilité, le poids des choix et la loyauté d'une équipe mise à l'épreuve. Jodi Taylor assombrit sa palette tout en gardant son humour de survie. Je vous laisse mesurer l'ampleur des dégâts et la façon, très émouvante, dont la fin referme la boucle.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Ce septième volet parlera surtout aux fidèles prêts à voir leur héroïne trébucher pour de bon. Ce n'est pas une porte d'entrée: l'émotion de la chute suppose qu'on ait ri et tremblé avec Max depuis le premier tome, sans quoi ses arrangements avec l'Histoire perdent tout leur poids. Nouveaux venus, commencez par le début, vraiment.
Pour les initiés, réservez-le à un moment où vous accepterez d'être remué, plutôt qu'à une simple écoute de fond. Un peu plus de dix heures qui vous cueilleront à la fin, mieux vaut donc avoir le tome suivant sous la main. Un opus plus grave que je conseille à qui aime quand une comédie ose, le temps d'un livre, se faire déchirante.