Notre avis sur Ancestral en livre audio
Une armée de vampires en marche sur la Nouvelle-Angleterre et Raphael porté disparu au pire moment : voilà comment Rebecca Kean ouvre ce quatrième tome, et autant dire qu'elle n'a pas une minute pour souffler. Cassandra O'Donnell jette son héroïne dans le chaos du Mortefilis dès les premières pages, et cette pression permanente, cette manière d'empiler les catastrophes sur les épaules d'une femme déjà rongée par l'inquiétude, donne à Ancestral une tension que j'ai adorée.
Le titre affiche 4,8/5 sur 880 avis, et en parcourant les retours on comprend vite l'attachement : les lectrices parlent de coup de cœur, d'un humour qui désamorce même les situations les plus critiques, et surtout de ces cliffhangers dont l'autrice a le secret. Une auditrice résume bien le sentiment général quand elle avoue avoir dévoré puis relu la saga plusieurs fois : on ne referme pas un tome de Rebecca Kean, on court après le suivant.
Pourquoi écouter Ancestral en livre audio ?
Caroline Klaus porte la voix de Rebecca et c'est un vrai atout, car cette héroïne carbure au premier degré comme au sarcasme, souvent dans la même phrase. La narratrice doit passer de l'angoisse liée à la disparition de Raphael à l'ironie mordante de son personnage, et cette bascule constante entre gravité et répartie, c'est précisément ce que le format audio met en relief. On entend l'ironie, on entend la peur, là où l'œil glisse parfois trop vite.
Avec onze heures et trois minutes, on a de quoi s'installer durablement dans l'organisation de la défense du territoire sans que le rythme ne retombe. C'est une durée confortable pour une fantasy urbaine peuplée de vampires et de créatures, où chaque alliance et chaque affrontement réclame sa place. Attention toutefois : Ancestral est le tome quatre, et je conseille vivement de commencer par le premier volet pour saisir tous les enjeux et l'histoire de Rebecca avant d'arriver ici.
Ce que vous allez découvrir
Le Mortefilis a décidé d'envahir la Nouvelle-Angleterre, et Rebecca se retrouve à devoir orchestrer la riposte face à des vampires redoutables. Le problème, c'est qu'elle mène ce combat le cœur en berne, avec la disparition de Raphael qui plane sur chacune de ses décisions. Cette double contrainte, sauver un territoire tout en luttant contre sa propre détresse, constitue le moteur du récit et lui donne une intensité qui dépasse la simple bataille surnaturelle.
Sans rien dévoiler de la façon dont tout se dénoue, sachez que l'autrice tisse ici ses intrigues avec ce mélange qui fait sa marque : du danger permanent, une héroïne qui la joue serrée, des personnages secondaires attachants et cette pointe d'humour qui empêche l'ensemble de sombrer dans le glauque. Les retours annoncent une fin qui laisse pantois, alors préparez-vous à terminer le souffle court.
À qui s'adresse ce livre audio ?
C'est un rendez-vous pour les fidèles de la bit-lit et de la fantasy urbaine, celles et ceux qui aiment les héroïnes qui cognent, qui doutent et qui ripostent avec le sourire. Si vous suivez déjà Rebecca depuis le début, ce tome est une évidence. Et si vous découvrez la saga, laissez-vous tenter, mais dans l'ordre : le plaisir n'en sera que décuplé.
Je le vois comme un compagnon de soirées d'hiver, quand on a envie de se laisser happer par une intrigue qui ne relâche jamais la pression, ou de longs trajets où l'on peut avaler plusieurs chapitres d'affilée. Onze heures, c'est le genre de contenance qui accompagne une semaine entière de transports, à condition d'accepter de guetter la suite avec impatience une fois le dernier chapitre écoulé.