Notre avis sur Le livre des trépassés: Pendergast 7 en livre audio
Un tombeau égyptien scellé qu'un donateur anonyme finance pour le rouvrir au Muséum d'histoire naturelle de New York, et une malédiction gravée qui commence à faire perdre la raison au personnel : voilà l'appât que Preston et Child agitent sous notre nez dès les premières minutes. Le détail qui m'a happée, c'est que le seul homme capable de démêler cette folie, Pendergast, croupit en prison pour avoir voulu tuer son frère. Ce septième tome affiche 4,4 sur 371 avis, et il conclut en beauté l'arc Diogène.
Les avis dessinent une belle unanimité teintée d'un bémol honnête. Un habitué de la trilogie le juge incontournable, un autre salue une intrigue passionnante mais tique sur une résolution qui l'a un peu laissé sur sa faim. Le commentaire qui m'a parlé compare l'affrontement des deux frères à un combat fratricide tout droit sorti de la mythologie, tant Preston et Child nourrissent leur duel de culture classique. J'abonde : c'est cette dimension presque tragique qui hisse le roman au-dessus du simple page-turner.
Pourquoi écouter Le livre des trépassés: Pendergast 7 en livre audio ?
Le Muséum la nuit, ses galeries désertes et ce tombeau qui semble respirer le mal forment un décor que François Hatt s'approprie avec un vrai sens du crescendo. Il fait entendre la contagion de la démence qui gagne les employés, une voix après l'autre, jusqu'à rendre le grand musée aussi inquiétant qu'une maison hantée. Et lorsque Diogène tire les ficelles depuis les coulisses, le narrateur glisse dans son timbre ce qu'il faut de perversité feutrée.
Avec 15 heures et 7 minutes, c'est le volume le plus copieux de l'arc, et cela tombe bien : l'histoire a besoin de ce souffle pour tisser les préparatifs de l'inauguration, les manoeuvres carcérales de Pendergast et le compte à rebours de la malédiction. Au casque, cette longueur ne pèse jamais, elle enveloppe. J'ai aimé écouter ce tome par sessions longues, en laissant le malaise du Livre des trépassés se déposer entre deux chapitres.
Ce que vous allez découvrir
Troisième et dernier volet de la trilogie Pendergast contre Diogène, Le livre des trépassés noue plusieurs fils : la réouverture spectaculaire du tombeau de Senef, les sentences maléfiques qui semblent frapper quiconque les approche, et un inspecteur emprisonné qui devra franchir grilles et surveillance pour reprendre la main. Le souvenir cuisant d'une chambre des horreurs plane aussi sur le récit, sans que je vous en dise davantage.
Sous le vernis fantastique, le vrai sujet reste la haine entre deux frères et le prix qu'un homme est prêt à payer pour protéger les siens. Comme la fin dénoue trois tomes d'affrontement, je vous déconseille formellement de commencer par là. Reprenez la saga au tome 1, ou au minimum l'arc Diogène depuis Le Violon du diable puis Danse de mort : la charge émotionnelle de ce final n'a de sens qu'à ce prix.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Ce tome s'adresse d'abord à celles et ceux qui ont suivi le bras de fer avec Diogène et attendent leur solde de tout compte : ils y trouveront une conclusion ample, spectaculaire et chargée de symboles. Les amateurs de thrillers à l'atmosphère gothique, de malédictions et de musées qui deviennent des pièges apprécieront aussi le grand jeu que déploient Preston et Child.
Je le garderais pour les semaines où l'on a de longues plages d'écoute devant soi, tant il vaut mieux embrasser ce final d'un seul élan plutôt qu'en miettes. Si vous aimez terminer une trilogie le coeur battant, en ayant l'impression d'assister à un affrontement de titans, offrez-vous ces quinze heures : elles referment l'un des arcs les plus marquants de la série.