🎧 19 heures et 17 minutes
Le maître des chagrins
Fantasyl'essai Audible
📚 Série
Justin Call ouvre Les Dieux silencieux sur une promesse maligne : oui, vous croyez connaître cette histoire, l'orphelin recueilli par un vieux sage, l'enfant qui découvre ses pouvoirs. Sauf que l'auteur s'amuse à tordre le conte de fées héroïque pour en faire quelque chose de bien plus trouble. Au cœur du récit, Annev, jeune homme tiraillé entre ce qu'on attend de lui et ce qu'il devient vraiment. Le second tome, Le maître artificier, le pousse hors des cendres de son village jusqu'à la cité tentaculaire de Luqura, où de nouveaux dangers l'attendent.C'est de la fantasy pour lecteurs qui aiment les zones grises, celles où le héros pourrait bien devenir ce qu'il combat. Magie interdite, dogmes religieux et loyautés fragiles s'entremêlent dans une saga qui prend le temps d'installer ses pièges. Mieux vaut commencer par Le maître des chagrins pour saisir d'où vient Annev.
| # | Tome | Durée | Note |
|---|---|---|---|
| 1 | Le maître des chagrins | 19 heures et 17 minutes | 4,3/5 (96) |
| 2 | Le maître artificier | 30 heures et 55 minutes | 4,6/5 (47) |
Nicolas Planchais tient les deux tomes d'une voix grave et posée qui épouse bien la noirceur grandissante d'Annev. En audio, les passages de magie rituelle et les dilemmes moraux gagnent en gravité, portés par un débit qui sait ralentir aux moments clés. Une écoute qui comblera les fans de fantasy exigeante, prêts à suivre un antihéros sur la longueur plutôt qu'un sauveur tout tracé, idéale pour de longues écoutes où l'on se laisse happer.
★★★★☆ 4,3/5
J'ai un faible pour les récits qui promettent une chose et en livrent une autre, et Les Dieux silencieux tient précisément cette promesse. Justin Call part du canevas le plus rebattu de la fantasy, l'orphelin recueilli par un vieux sage, pour le tordre jusqu'à ce qu'on ne sache plus si Annev est un héros en devenir ou le monstre qu'il devrait combattre. Cette ambiguïté-là m'a tenue en alerte de bout en bout.
Là où tant de fantasys tracent une ligne droite morale, Call brouille les pistes en permanence: on chemine dans les zones grises, entre magie interdite, dogmes religieux et loyautés fragiles. Nicolas Planchais fait un choix que j'ai fini par admirer, il ne cherche jamais à rendre Annev sympathique. Il le lit avec une gravité un peu froide qui laisse le doute planer, une lecture retenue, presque austère, taillée pour un récit qui préfère le trouble à l'emphase.
Soyons honnêtes, c'est le premier tome, Le maître des chagrins, noté 4,3, qui pèche un peu: il prend son temps pour disposer ses pièges, parfois beaucoup, et l'on devine que Call installe pour mieux frapper ensuite, le second tome grimpant à 4,6. Curieux déséquilibre au passage, près de trente et une heures pour Le maître artificier contre dix-neuf pour le premier. Il faut de l'endurance.
Elle est faite pour les amateurs de fantasy exigeante, ceux qui préfèrent un héros faillible à un sauveur immaculé. Son petit nombre d'avis, cent quarante-trois, en fait une pépite encore méconnue à défricher. Commencez par Le maître des chagrins, indispensable pour saisir d'où vient Annev, et prévoyez de longues plages d'écoute pour ces cinquante heures: la saga se laisse habiter bien plus qu'elle ne se picore.
L'ordre d'écoute conseillé est l'ordre de numérotation des tomes : 1. Le maître des chagrins ; 2. Le maître artificier.
2 tomes sont disponibles à l'écoute en version française, tous chroniqués sur cette page avec notre avis détaillé.
La narration est principalement assurée par Nicolas Planchais, dont la voix accompagne la série tome après tome.
La série représente environ 50 h 12 d'écoute au total, pour une note moyenne de 4,4/5 sur les tomes chroniqués.
Commencez par « Le maître des chagrins », lu par Nicolas Planchais : c'est la porte d'entrée de la série, et notre fiche vous donne l'avis complet et les liens d'écoute.
« Le maître artificier » affiche la meilleure note de la série : 4,6/5 sur 47 avis Amazon.
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