Notre avis sur On m'appelle casquette verte en livre audio
J'ai un faible pour les histoires de gens qui ne se prenaient pas au sérieux et qui, sans plan de carrière, ont fini par retourner leur existence. Alexandre Boucheix se décrit lui-même comme un ringard en short et en baskets, et ce surnom de casquette verte, il l'a d'abord porté comme un pseudonyme pour raconter ses délires de coureur. Ce qui m'a immédiatement plu, c'est son honnêteté, rien n'était calculé, tout est parti d'un tourbillon de concours de circonstances qui lui a échappé. On est loin du récit de performance surplombant.
Avec 4,5/5 sur 254 avis, ce témoignage a clairement trouvé son public, et je devine pourquoi. La comparaison avec un Forrest Gump à la française, épris de kilomètres et de liberté, résume bien l'esprit, on avance sans trop savoir où l'on va et c'est le mouvement qui sauve. La préface de Ben Mazué apporte une petite touche sensible qui donne envie de tendre l'oreille. Voilà un récit de reconversion qui parle à quiconque a un jour rêvé de tout envoyer valser pour respirer.
Pourquoi écouter On m'appelle casquette verte en livre audio ?
Ce genre de confidence à la première personne gagne énormément à être entendu plutôt que lu. Xavier Fagnon prête à Boucheix une voix chaleureuse, un brin complice, qui restitue bien l'autodérision du bonhomme. On croit entendre un pote nous raconter, autour d'une gourde, comment il est passé des soirées arrosées d'école de commerce aux longs sentiers. Cette proximité, c'est tout le sel de l'audio pour un récit aussi intime.
Quatre heures et vingt-huit minutes, c'est court, et c'est parfait pour ce format de confession sans temps mort. On peut l'écouter d'une traite un dimanche pluvieux, ou par tranches en enfilant ses baskets. Personnellement, je trouve qu'il y a quelque chose de savoureux à écouter un coureur raconter sa liberté pendant qu'on marche soi-même. Le rythme de sa parole, jamais pontifiant, épouse bien la cadence d'une balade.
Ce que vous allez découvrir
Le récit démarre à un moment charnière, Boucheix intègre le monde du travail après des années festives, mais garde ses réflexes d'éternel étudiant, entre cigarettes, alcool et sorties nocturnes à répétition. Casquette verte raconte comment cet homme-là a peu à peu troqué cette fuite en avant contre une autre, plus lumineuse, faite de kilomètres avalés et d'horizons dégagés. C'est l'histoire d'un basculement, pas d'une leçon de morale.
Au fil des chapitres, on croise les thèmes qui traversent le bien-être vécu de l'intérieur, le rapport au corps, l'accoutumance aux habitudes qui abîment, le vertige de la liberté retrouvée. Boucheix ne se pose jamais en modèle, il partage un chemin, ses ratés compris. Je n'en dirai pas plus sur l'ampleur de ses aventures de coureur, mais l'esprit d'ensemble est celui d'une renaissance par le mouvement.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Si vous courez, marchez, ou rêvez simplement de vous y remettre, ce livre audio vous tendra un miroir sympathique. Il parlera aussi à toutes celles et ceux qui traversent une envie de changement sans savoir par quel bout la prendre. Pas besoin d'être ultra-traileur pour s'y reconnaître, c'est un récit d'humain avant d'être un récit de sport.
Je le glisserais volontiers dans les oreilles d'un proche en quête de second souffle, ou je le garderais pour mes propres sorties du week-end. C'est le genre d'écoute qui donne envie de sortir prendre l'air plutôt que de rester avachi sur le canapé. Léger, sincère, revigorant, parfait quand on se promet enfin de bouger un peu plus.