Notre avis sur Millenium 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette en livre audio
Dans ce deuxième volet, Stieg Larsson opère un basculement que j’attendais sans oser l’espérer : Lisbeth Salander cesse d’être la seconde de Mikael pour devenir le cœur battant du récit. Les auditeurs ne s’y trompent pas, avec 4,6/5 sur 1 415 avis et des retours enthousiastes qui parlent d’une vraie révélation, en insistant, à juste titre, sur la nécessité d’avoir écouté le premier tome avant de se lancer dans celui-ci.
Ce que Larsson réussit ici me touche particulièrement : il transforme son personnage le plus opaque en accusée, en proie, en cible d’un complot dont les racines plongent dans son enfance. Le fameux bidon d’essence et l’allumette du titre ne sont pas là par hasard. Mon avis : ce tome est plus nerveux, plus intime, plus rageur que le premier, et c’est précisément ce qui en fait ma préférence un peu honteuse.
Pourquoi écouter Millenium 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette en livre audio ?
Retrouver la voix d’Emmanuel Dekoninck après le premier tome tient de la réunion de famille. Il connaît désormais ses personnages sur le bout de la langue, et cela s’entend dans la manière dont il durcit le ton quand Lisbeth passe de suspecte à traquée. Le récit alterne les points de vue, la police, la rédaction de Millénium, les hommes de main, et Dekoninck rend chaque camp lisible sans qu’on se perde jamais.
Les 20 heures et 48 minutes filent plus vite qu’on ne le croit, car cette histoire de réseau de prostitution venu de l’Est fonctionne comme un compte à rebours. Au casque, la traque nocturne dans Stockholm gagne une texture presque physique : on guette les pas dans l’escalier en même temps que les personnages. C’est le genre de tome que je recommande d’écouter d’une seule coulée sur un week-end, pour ne rien perdre du fil.
Ce que vous allez découvrir
L’histoire démarre alors que Mikael Blomkvist prépare un numéro spécial de Millénium sur un trafic de prostituées venues de l’Est, un sujet si dérangeant que le pigiste chargé de l’enquête est assassiné avant d’avoir pu tout dévoiler. Au même moment, Lisbeth échappe de justesse à une agression manifestement préméditée, et se retrouve au centre d’une chasse à l’homme qui la vise directement.
Sans rien déflorer, disons que Larsson remonte le fil des origines de Lisbeth, de sa mise sous tutelle jusqu’aux zones les plus sombres de son passé, et transforme l’enquête journalistique en affaire profondément personnelle. Les thèmes chers à l’auteur, corruption institutionnelle, misogynie violente, vengeance froide, se resserrent autour d’une seule question : qui veut vraiment la peau de Salander, et depuis combien de temps déjà ?
À qui s’adresse ce livre audio ?
Ce tome deux s’adresse évidemment à celles et ceux qui ont bouclé Les hommes qui n’aimaient pas les femmes et veulent savoir jusqu’où va Lisbeth. Si vous trouviez le premier un peu lent à démarrer, celui-ci devrait vous réconcilier avec la saga : il fonce, il cogne, il ne lâche presque jamais la bride du début à la fin.
Je le glisse volontiers dans les oreilles des amateurs de thrillers de vengeance et de figures féminines qui refusent le rôle de victime. Un conseil d’amie, toutefois : ne cédez pas à la tentation de commencer la trilogie ici, même si l’intrigue est autonome. Reprenez dans l’ordre, car toute la charge émotionnelle du bidon d’essence tient à ce que vous savez déjà de Lisbeth.