Notre avis sur Ma rencontre avec le mal
« Personne ne sortira indemne de l’affaire Fourniret. » Le procureur Francis Nachbar a entendu ces mots de la bouche du tueur en série le 3 juillet 2004, lors des premières fouilles au château du Sautou. Dix-huit ans de hantise plus tard, il couche sur le papier ce que cette confrontation avec le mal absolu lui a fait.
4.5 sur 151 avis : les auditeurs parlent d’un « excellent ouvrage qui nous emmène sur les traces du mal », d’un récit « au-delà de toute humanité », et saluent un « procureur exemplaire ». Ce n’est pas un énième livre sur Fourniret : c’est le témoignage du magistrat qui l’a affronté, avec la lucidité d’un homme de loi marqué à vie.
Pourquoi écouter Ma rencontre avec le mal en livre audio ?
Les 5 heures 38 sont portées par une voix virtuelle qui assure une lecture neutre et fluide. Cette sobriété sert paradoxalement le propos : les faits sont si terrifiants qu’ils n’ont besoin d’aucune dramatisation.
Entendre le récit d’un magistrat qui a passé des heures face à Fourniret et Monique Olivier crée un malaise productif. On est dans le bureau, dans la salle d’audience, dans le parc du château où l’on déterre les corps. Les 5h38 ne se lâchent pas facilement.
Ce que vous allez découvrir
Les fouilles du Sautou, la découverte des corps, les interrogatoires du couple criminel. Leur stratégie de défense, leurs mensonges successifs, la révélation progressive de l’ampleur des crimes. La mécanique du couple Fourniret-Olivier, la complicité active de Monique, et les failles du système judiciaire.
Nachbar analyse aussi l’impact psychologique sur lui-même. Comment un magistrat gère la confrontation prolongée avec un tueur en série, les nuits blanches, les images qui ne s’effacent pas. Un témoignage de l’intérieur de la machine judiciaire face au pire qu’elle puisse rencontrer.
À qui s’adresse ce livre audio ?
Aux amateurs de true crime français et à ceux qui ont suivi l’affaire Fourniret. Aux étudiants en droit et en criminologie. Et à tous ceux qui veulent voir la justice française à l’œuvre face aux affaires de série.
4.5 sur 151 avis. Fourniret avait raison de prévenir : on n’en sort effectivement pas indemne. Un récit glaçant et nécessaire.