Notre avis sur Ils étaient sept en livre audio
« Quel meilleur endroit, pour commettre un crime, qu'un club d'amateurs de romans policiers ? » Cette question, posée en ouverture, a immédiatement titillé la lectrice de polars que je suis. Ils étaient sept joue à fond la carte du clin d'œil au genre : on y suit Alicia Finlay, dont le bonheur tient à peu de choses, un bon petit plat de sa sœur, un verre de vin rouge et une intrigue criminelle bien ficelée. Il ne lui manquait qu'une chose, des complices avec qui partager sa passion, d'où l'idée de fonder un cercle de lecture.
Avec 4,2/5 sur 436 avis, ce premier tome du Club des amateurs de romans policiers a séduit un large public, et je comprends l'engouement pour ce cosy mystery malicieux. Sept membres se retrouvent bientôt chez Alicia, prêts à disséquer les grands classiques du polar. Sauf que la fiction pourrait bien rattraper la réalité, et que ces fins connaisseurs du crime devront peut-être résoudre une affaire pour de vrai. J'ai adoré cette prémisse gigogne, où des lecteurs de polars se retrouvent aspirés dans leur genre favori.
Pourquoi écouter Ils étaient sept en livre audio ?
Un cosy mystery choral comme celui-ci vit de sa galerie de personnages, et Axelle Bossard a le beau rôle de donner une voix distincte à chacun des sept membres du club. C'est tout le plaisir de l'audio sur ce genre de récit : on apprend à reconnaître les caractères à leur intonation, on savoure les échanges piquants autour d'un verre de vin, et l'ambiance conviviale mais faussement légère du club prend vie dans les oreilles. La narratrice doit jongler avec l'humour et le suspense, un exercice qui pimente l'écoute.
Les 8 heures et 19 minutes en font un format digeste, parfait pour un cosy mystery qu'on n'a pas envie de laisser traîner. C'est le genre d'écoute que je cale sur une poignée de soirées, en tricotant ou en me faisant un thé, dans cette atmosphère douillette qui colle si bien au genre. La durée maîtrisée évite les longueurs et maintient le rythme de l'enquête, tout en laissant à Axelle Bossard le temps d'installer les petites habitudes du club et de semer ses fausses pistes.
Ce que vous allez découvrir
Vous allez découvrir la naissance d'un club de lecture pas comme les autres, où sept amateurs de romans policiers se réunissent chez Alicia Finlay pour parler de leurs auteurs favoris. Le charme du roman tient à cet univers cosy, ces réunions autour d'un bon plat et d'un verre, ces personnalités contrastées qui se jaugent. Mais l'insouciance des débuts ne dure pas, car là où l'on aime tant parler de meurtres, le crime finit toujours par s'inviter.
Sans rien vous révéler de l'enquête ni de son coupable, sachez que C.A. Larmer s'amuse à retourner les codes contre ses propres personnages : qui de mieux placé qu'un lecteur de polars pour démasquer un assassin, ou pour en devenir un ? Le roman mêle l'humour, la convivialité et la mécanique classique du whodunit, avec cette touche méta qui fait tout son sel. C'est le premier tome d'une série, alors si l'ambiance vous plaît, vous saurez par où commencer et où poursuivre.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Ils étaient sept est taillé pour les amoureux du cosy mystery et pour tous ceux qui, comme Alicia, ne conçoivent pas une bonne soirée sans un roman policier. Si vous aimez les enquêtes conviviales, les personnages hauts en couleur et les intrigues qui clignent de l'œil au genre, c'est un rendez-vous idéal. Comme il s'agit du premier tome de la série, c'est aussi la porte d'entrée parfaite pour s'attacher à cette petite bande et la suivre dans ses prochaines aventures.
Je le recommande pour les moments où l'on veut du suspense sans se faire dresser les cheveux sur la tête : une soirée cocooning, un dimanche pluvieux, un trajet en train. C'est une écoute doudou qui fait du bien, avec ce qu'il faut de mystère pour tenir en éveil. Les amateurs de thrillers noirs et sanglants le trouveront peut-être trop sage, mais pour une parenthèse gourmande et maligne entre deux lectures plus corsées, il fait mouche.