Notre avis sur Adieux et retrouvailles en livre audio
J'ai abordé ce treizième tome de l'Assassin Royal avec une boule au ventre, celle qu'on ressent quand une saga qu'on aime depuis des années touche à sa fin. Retrouver Fitz Chevalerie seul sur les rivages d'Aslevjal, incapable de laisser la dépouille du fou ensevelie sous les décombres du château de glace, ça m'a serré le cœur avant même que l'aventure ne redémarre. Robin Hobb sait comme personne faire porter tout un roman par un deuil. La note de 4,7/5 sur 858 avis en dit long sur l'attachement des lecteurs.
Les avis convergent vers un même sentiment que je partage : la fin de ce second cycle est magistrale, et retrouver une dernière fois cette galerie de personnages hauts en couleur relève du petit événement. On sent que Hobb ne bâcle rien, qu'elle offre à Fitz et au fou la conclusion qu'ils méritent. Mon seul avertissement, c'est qu'il vaut mieux avoir le mouchoir à portée de main.
Pourquoi écouter Adieux et retrouvailles en livre audio ?
Toute la saga repose sur la voix intérieure de Fitz, ses tourments, ses remords, cette mélancolie qui l'accompagne partout. En audio, Sylvain Agaësse devient littéralement cette voix, et il tient la corde raide entre gravité et tendresse sans jamais surjouer. Quand Fitz s'enfonce dans les ruines souillées par la Femme Pâle, on a l'impression d'entendre ses pensées directement, comme si le narrateur nous prêtait son oreille sur l'âme du personnage.
Les 11 heures et 30 minutes offrent un vrai voyage, et pour une conclusion de cycle, ce souffle long est un cadeau : on prend le temps des adieux. J'aime que l'audio nous force à ralentir sur ces pages contemplatives où Fitz explore les contrées de la mort et les rivages secrets de l'Art. C'est le genre d'écoute qu'on savoure le soir, lampe éteinte, pour rester le plus longtemps possible dans ce monde.
Ce que vous allez découvrir
Alors que les navires emportent le prince Devoir et la Narcheska Elliania, désormais libres de s'unir, Fitz choisit de rester. Son obsession, récupérer le corps de son ami le fou, le lance dans une exploration désespérée des ruines de l'île. Ce qui commence comme un dernier hommage se mue en périple bien plus vaste qu'il ne l'imaginait, entre magie de l'Art, contrées de la mort et vérités enfouies.
Hobb tisse ici les grands thèmes qui traversent la saga : l'amitié qui survit à tout, le sacrifice, la frontière poreuse entre les vivants et les morts, le prix de la loyauté. Sans rien dévoiler du dénouement, je peux vous dire que ce tome referme des boucles ouvertes depuis très longtemps. Les fidèles y trouveront des réponses, et parfois de belles surprises.
À qui s'adresse ce livre audio ?
C'est le rendez-vous incontournable des amoureux de fantasy et, évidemment, de tous ceux qui suivent Fitz depuis le premier tome. Si vous aimez la fantasy intime, celle qui préfère les blessures du cœur aux grandes batailles rangées, vous êtes exactement au bon endroit. Robin Hobb écrit pour les patients, ceux qui aiment qu'on prenne le temps d'installer les émotions.
Un mot indispensable : c'est le treizième tome de l'Assassin Royal, la clôture d'un cycle. Ne commencez surtout pas par là, vous gâcheriez des années d'attachement. Reprenez la saga depuis son tout premier tome et laissez la magie opérer dans l'ordre. Gardez ensuite ces adieux pour les longues soirées d'hiver, quand vous serez prêt à dire au revoir à Fitz.