Un roman en trois livres, un autre en deux, et un autoportrait en coureur de fond: la page d'Haruki Murakami ne ressemble à aucune autre du catalogue. On y entre comme dans une œuvre-fleuve, pensée pour les auditeurs qui aiment habiter longtemps une histoire.
Le temps y est presque un personnage: la trilogie 1Q84 découpe une année en trimestres, d'avril à décembre, tandis que Le Meurtre du Commandeur se déploie en deux parties d'environ seize heures chacune. Des architectures amples, patientes, qui récompensent la fidélité.
Et pour approcher l'homme derrière les romans, Autoportrait de l'auteur en coureur de fond croise l'écriture et la course à pied en un peu plus de cinq heures, le titre le plus personnel de sa page.
La trilogie 1Q84 est le grand massif de sa page: chaque volume dépasse les 700 avis, avec des notes de 4,4 à 4,5 sur 5. En version française, plusieurs voix se partagent l'ensemble, Emmanuel Dekoninck et Maia Baran sur 1Q84, Christophe Brault sur les deux volets du Meurtre du Commandeur.
Le Meurtre du Commandeur 2 rejoint les sommets de la page avec 4,5 sur 5 pour 770 avis. Quant à l'Autoportrait, ses cinq heures vingt en font l'entrée la plus douce pour qui découvre l'auteur au format audio.
Choisissez votre porte, la petite ou la monumentale: ses fiches vous attendent un peu plus bas.