🎧 16 heures et 44 minutes
Le Poète
Policier & Thrillerl'essai Audible
📚 Série
« La spécialité de Jack McEvoy, c'est la mort. » Difficile de résumer plus vite ce chroniqueur judiciaire signé Michael Connelly, qui passe sa vie à raconter les crimes des autres jusqu'au jour où le drame frappe chez lui. Dans Le Poète, c'est le suicide de son frère jumeau qui le met sur une piste dont il aurait préféré ne jamais entendre parler.L'Épouvantail le retrouve des années plus tard, sur le point d'être licencié du Los Angeles Times et bien décidé à partir sur un dernier grand sujet, celui de trop. Deux thrillers sur un journaliste faillible, une presse qui s'effondre et des tueurs qui savent lire entre les lignes. Connelly y ausculte le métier de reporter avec une précision qui fait froid dans le dos.
🎧 16 heures et 44 minutes
| # | Tome | Durée | Note |
|---|---|---|---|
| 1 | Le Poète | 16 heures et 44 minutes | 4,4/5 (1 142) |
| 2 | L'Épouvantail | 12 heures et 41 minutes | 4,4/5 (923) |
| 3 | Séquences mortelles | 10 heures et 15 minutes | 4,3/5 (1 542) |
Ici, chaque enquête a sa voix : Benjamin Jungers prête la sienne au Poète, André Nerman à L'Épouvantail. Deux interprétations, deux ambiances, mais un même plaisir de suivre McEvoy dans sa traque en tendant l'oreille plutôt qu'en lisant, comme à un confrère qui déballe son scoop. Parfait pour les amateurs de thrillers journalistiques et de tueurs en série, sur un trajet un peu long où l'on veut se laisser embarquer.
★★★★★ 4,4/5
Jack McEvoy m'a fait une impression un peu spéciale, parce que c'est un héros de thriller qui ne dégaine jamais une arme, seulement son carnet. Reporter au fait divers, il vit des crimes des autres, jusqu'à ce que la mort le frappe à titre personnel dans Le Poète, avec la disparition de son frère jumeau, officiellement un suicide. Ce point de vue de journaliste faillible, toujours un cran à côté de la scène de crime, change tout au frisson.
Connelly a un angle que les usines à serial killers ignorent, celui d'ausculter un métier en train de s'effondrer, la presse qui licencie, les rédactions qui se vident, un reporter qui joue son dernier grand sujet dans L'Épouvantail. L'écoute rend ce vertige très concret. Ici, chaque roman a sa voix, Benjamin Jungers pour Le Poète et André Nerman pour L'Épouvantail, et ce parti pris de deux interprètes pour deux romans installe deux climats bien séparés. On finit par écouter McEvoy comme un vieux copain de rédaction penché vers vous pour livrer le tuyau de trop.
Un bémol tout de même sur le lien entre les deux titres, car le diptyque n'en est pas vraiment un, plutôt deux enquêtes autonomes reliées par un homme, et le second, situé des années plus tard sur fond de rédaction en péril, a un peu moins la patine du premier. Les notes se tiennent pourtant à 4,4 pour l'un comme pour l'autre, sur plus de deux mille avis cumulés.
Je la recommande aux amateurs de thrillers journalistiques, à celles et ceux que la fabrique de l'information intrigue autant que le tueur. Commencez par Le Poète, forcément, avant L'Épouvantail, l'ordre respecte la chronologie de McEvoy. Et gardez ces 29 h 25 pour un trajet un peu long où l'on a envie de se laisser embarquer sans lâcher le fil.
L'ordre d'écoute conseillé est l'ordre de numérotation des tomes : 1. Le Poète ; 2. L'Épouvantail ; 3. Séquences mortelles.
3 tomes sont disponibles à l'écoute en version française, tous chroniqués sur cette page avec notre avis détaillé.
La narration est principalement assurée par André Nerman, dont la voix accompagne la série tome après tome.
La série représente environ 39 h 40 d'écoute au total, pour une note moyenne de 4,4/5 sur les tomes chroniqués.
Commencez par « Le Poète », lu par André Nerman : c'est la porte d'entrée de la série, et notre fiche vous donne l'avis complet et les liens d'écoute.
« Le Poète » affiche la meilleure note de la série : 4,4/5 sur 1 142 avis Amazon.
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