Notre avis sur Vindicta en livre audio
« On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. » Cette phrase, Damien y croit dur comme fer au début de Vindicta, et moi je savais déjà, avec ce petit frisson du lecteur de thriller, que rien ne se passerait comme prévu. Cédric Sire fait exploser ce braquage soi-disant sans risque en une spirale de violence qui m'a scotchée à mon casque bien plus longtemps que je ne l'avais prévu.
Avec 4,5/5 sur 982 avis, on est clairement face à un poids lourd du rayon thriller, et les auditeurs ne mâchent pas leurs mots, certains parlent carrément du thriller de l'année. J'ai souri en lisant l'avis d'une lectrice d'abord tiède face au roman en librairie, avant d'être happée lors d'une lecture commune. Un autre salue un rythme tenu et une intrigue vraiment originale, avec une fin qui laisse sans voix. Je confirme, la tension ne retombe quasiment jamais.
Pourquoi écouter Vindicta en livre audio ?
Nicolas Planchais a fort à faire avec ce roman, incarner à la fois quatre braqueurs paniqués, un flic placardisé et un assassin aussi glacial que méthodique. Il s'en sort avec une maîtrise qui accentue le malaise, en posant une voix sourde et retenue sur les passages où le tueur opère. C'est précisément cette froideur contenue qui fait grimper l'angoisse, on n'a pas besoin qu'il en fasse trop, la menace suinte de son débit.
Quatorze heures et trente-sept minutes, c'est un vrai marathon, et pour un thriller de cette ampleur, c'est une aubaine, le format audio prolonge la traque bien au-delà de ce qu'une soirée de lecture permettrait. On vit le sillage de l'assassin au long cours, des contrées désertiques aux ruelles toulousaines, sans jamais avoir à poser le livre. Attention quand même, la mécanique est si addictive qu'on trouve toujours un prétexte pour lancer un chapitre de plus.
Ce que vous allez découvrir
Le pitch est d'une efficacité redoutable, quatre amis sans envergure, Damien, Élie, Audrey et Driss, décident de braquer un bijoutier véreux, persuadés qu'un truand ne portera jamais plainte. Sauf que l'irréparable est commis, et qu'un monstre vengeur se lance à leurs trousses. À partir de là, la chasse à l'homme se déploie avec une implacabilité qui ne laisse aucun répit ni aux personnages ni à l'auditeur.
En parallèle, Cédric Sire glisse Olivier Salva, un policier mis au placard dans un groupe de surveillance, qui devient malgré lui le témoin clé de ce cyclone meurtrier. Le roman joue sur ce double point de vue, celui des proies et celui de l'homme qui tente de comprendre l'ampleur du carnage. Je m'arrête là pour ne rien gâcher, mais sachez que les certitudes qu'on croit tenir sont faites pour être ébranlées.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Vindicta est fait pour les amateurs de thrillers noirs et nerveux, ceux qui ne craignent pas les scènes rudes et qui aiment quand un auteur ose aller au bout de sa logique de vengeance. Si vous cherchez une enquête feutrée et policée, passez votre chemin, ici, ça cogne, ça saigne, et l'adrénaline prime sur la dentelle psychologique. Pour tous les autres, c'est un régal de tension.
Vu sa durée, je le réserve aux périodes où j'ai de la marge, un long week-end, des trajets répétés, une semaine de congés où on peut s'offrir de vraies plages d'écoute. Ce n'est pas le genre de titre qu'on grignote cinq minutes par jour, il perdrait sa dynamique implacable. En revanche, pour combler des heures de route en solitaire, difficile de trouver meilleur carburant à suspense.