Notre avis sur The Book of Ivy en livre audio
Née pour trahir et faite pour tuer : difficile de résister à une accroche pareille. Ivy Westfall, seize ans, n'a qu'une seule mission, épouser puis assassiner Bishop, le fils du président, au nom d'une communauté qui a placé tous ses espoirs en elle. J'aime les dystopies qui posent un dilemme moral dès la première page, et celle d'Amy Engel a le mérite de faire de son héroïne une arme consciente, pas une victime. Premier tome de la série Ivy, ce roman a séduit une large communauté, avec une note de 4,6 sur 5 sur 595 avis.
Soyons honnêtes, car les retours le sont : certains lecteurs trouvent le début lent et notent une parenté assumée avec Hunger Games, au point que la comparaison peut gêner. Mais tous s'accordent sur un point, et je les rejoins : passé les premiers chapitres, l'histoire devient franchement prenante. Une auditrice évoque une dystopie étonnante et un personnage attachant qui fonce et réfléchit ensuite. Mon conseil : laissez à Ivy le temps de vous apprivoiser, la récompense vaut la patience.
Pourquoi écouter The Book of Ivy en livre audio ?
Le roman est écrit à la première personne, entièrement du point de vue d'Ivy, et ce choix se marie idéalement avec l'audio. Jessica Monceau incarne cette adolescente au caractère entier, ses doutes, sa froideur de façade, la fêlure sous la détermination. Entendre Ivy penser à voix haute, hésiter entre sa mission et ce qu'elle ressent, crée une intimité que le format oral décuple. On n'observe plus l'héroïne, on est dans sa tête.
Les 7 heures et 43 minutes en font une écoute ramassée, parfaite pour une dystopie de ce type : assez longue pour installer l'univers, assez courte pour ne pas s'essouffler. Jessica Monceau soigne particulièrement la tension qui monte entre Ivy et Bishop, ce jeu de méfiance et d'attirance qui fait battre le cœur du récit. Une voix qui accompagne bien la bascule entre le calibrage froid du complot et le trouble grandissant.
Ce que vous allez découvrir
Dans un monde reconstruit après la catastrophe, deux clans coexistent sous un pacte fragile, scellé par des mariages arrangés entre les enfants des camps rivaux. Ivy, héritière des vaincus, est destinée à épouser Bishop pour mieux le supprimer et permettre à sa famille de reprendre le pouvoir. Elle se prépare à ce moment depuis toujours, convaincue que ses sentiments n'ont pas leur place.
Mais que se passe-t-il quand l'ennemi qu'on doit haïr ne ressemble en rien au monstre annoncé ? Amy Engel construit son intrigue sur ce doute qui s'insinue, sur la découverte que la vérité de sa communauté n'est peut-être pas toute la vérité. Je ne dirai rien de ce qu'Ivy décide, ni de la fin qui laisse volontairement des portes ouvertes vers la suite. Sachez seulement que le récit gagne en tension à mesure qu'il avance.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Les amateurs de dystopies pour jeunes adultes, dans la lignée de Hunger Games ou Divergente, se sentiront en terrain familier, et c'est aussi une porte d'entrée idéale pour qui découvre le genre. Si vous aimez les héroïnes fortes tiraillées par un dilemme moral, et une romance interdite qui pimente l'enjeu politique, Ivy Westfall vous embarquera. Le classement en jeunesse et famille le rend accessible aux lecteurs adolescents.
Je le recommande pour une écoute décomplexée, sur un week-end pluvieux ou en accompagnement de trajets répétés : c'est le genre de récit qu'on a envie d'enchaîner une fois le déclic passé. Un dernier mot, gardez du temps devant vous pour la suite, car ce premier tome se referme sur une envie tenace de connaître le sort d'Ivy et de Bishop.