Notre avis sur Le Cimetière du diable en livre audio
Elvis, Freddie Mercury, Janis Joplin et Kurt Cobain réunis dans un hôtel paumé au beau milieu du désert pour un concours de chant baptisé « Back From The Dead »: rien qu'en découvrant ce pitch délirant, je savais que ce troisième tome allait me faire passer un sale quart d'heure parfaitement jubilatoire. La saga Bourbon Kid pousse ici son goût du n'importe quoi assumé à un niveau franchement réjouissant.
Crédité d'une note de 4,6/5 sur 494 avis, ce volume ravit les amateurs de trash décomplexé. Un lecteur résume la recette sans détour: du gore, du sang, du bourbon, de l'humour, Sanchez et toute la bande, un régal jouissif. Un autre y voit du Tarantino qui se serait mis à l'écriture, avec des personnages hauts en couleur et une intrigue qui part joyeusement dans tous les sens. Difficile de mieux dire.
Pourquoi écouter Le Cimetière du diable en livre audio ?
Nicolas Justamon est un complice idéal pour ce genre de folie. Il faut l'entendre camper cette galerie de sosies de stars ressuscitées, passer d'un registre à l'autre, faire claquer les répliques et enchaîner les scènes gore sans jamais perdre le sourire en coin qui fait tout le charme du texte. Sa gouaille colle parfaitement à cet humour noir, et le concours de chant vire à un festival de voix particulièrement savoureux.
Les quatorze heures et cinq minutes peuvent impressionner, mais elles filent, portées par l'énergie du récit et la faconde du narrateur. Justamon maintient un rythme d'enfer, ménage ses effets de tension avant les explosions de violence et rend lisible ce joyeux capharnaüm de personnages. Pour une intrigue qui lorgne ouvertement vers un huis clos façon Agatha Christie revisité par Tarantino, ce souffle vocal fait des merveilles.
Ce que vous allez découvrir
Les héros du « Livre sans nom » se retrouvent donc dans cet hôtel du désert pour un concours macabre où les prestations sur scène comptent moins que la survie. Entre stars ressuscitées, règlements de comptes et l'ombre du Bourbon Kid, tueur le plus mystérieux qui soit, le huis clos vire vite au carnage stylé. L'auteur, resté anonyme, cultive un mélange détonant de pop culture, d'ultraviolence et de comédie.
Ne cherchez pas ici de délicatesse ni de demi-mesure: on est dans le grand-guignol pleinement revendiqué, et c'est précisément ce qu'on vient y chercher. Sans rien vous dévoiler de l'issue du concours, sachez que les cadavres s'accumulent avec une inventivité gonflée et que le Kid n'a pas dit son dernier mot. C'est barré, sanglant, souvent hilarant, et diablement addictif.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Réservez ce tome aux amateurs d'humour très noir et de gore assumé, ceux que le mauvais goût jubilatoire fait rire plutôt que grimacer. Les âmes sensibles, elles, passeront leur chemin sans regret. Comme la saga fourmille de clins d'oeil, les nouveaux venus gagneront à débuter par « Le Livre sans nom », premier volet auquel ce troisième tome renvoie ouvertement, pour saisir tout le sel des retrouvailles.
Ces quatorze heures sont taillées pour les longs trajets, les sessions de sport ou les soirées où l'on veut se vider la tête dans un grand défouloir sonore. C'est le genre d'écoute qui décomplexe, à savourer casque sur les oreilles quand on a envie de rire et de frissonner sans se prendre au sérieux. Un pur plaisir coupable pour fans de série B assumée.