Notre avis sur Il faut sauver le prince Victor en livre audio
Rien qu'à prononcer le nom du royaume, Chépadpo de Chépadbol, gouverné par le roi Padchance, je savais que j'allais passer un bon moment. Il faut sauver le prince Victor est de ces petits contes qui s'amusent à tout mettre sens dessus dessous, et cette malice-là, je l'adore. Ici, ce n'est pas le prince qui sauve la princesse : c'est Zoé, une va-nu-pieds pleine de cran, qui part délivrer son prince charmant. Christine Beigel prend le vieux moule du conte de fées et le renverse avec un sourire en coin.
Le principe du décalage est tenu de bout en bout, et c'est ce qui fait tout le charme de cette histoire pour les enfants. Le roi et la reine sont fatigués d'être parents après vingt et une filles, le fameux prince Victor est un froussard fini, et l'héroïne courageuse vient du bas de l'échelle. Sans note ni avis publiés pour l'instant, ce titre se découvre en toute fraîcheur, mais son message me parle : avec un soupçon de malice et une bonne dose de courage, on vient à bout des pires embûches.
Pourquoi écouter Il faut sauver le prince Victor en livre audio ?
Un conte pareil, plein de mots-valises loufoques et de sonorités inventées comme le mémorable « Yakagalopéjuskochato », était fait pour être dit à voix haute. Jacques Allaire s'empare de ces trouvailles avec la gourmandise d'un conteur, et c'est un régal pour les oreilles des petits comme des grands. La langue de Christine Beigel joue sur le rythme et l'absurde, et rien ne vaut une voix qui roule ces syllabes farfelues pour en faire ressortir tout le comique.
Avec ses 30 minutes, c'est le format idéal pour une histoire du soir ou un trajet en voiture jusqu'à l'école. Court, complet, sans temps mort : on démarre, on rit, et on arrive au bout avant que l'attention des plus jeunes ne s'égare. J'aime ces formats brefs pour la jeunesse, parce qu'ils se réécoutent en boucle sans lasser, et que les enfants finissent par réclamer eux-mêmes leur passage préféré, souvent le plus rocambolesque.
Ce que vous allez découvrir
Vous allez découvrir un royaume où tout va de travers avec beaucoup d'humour. Après vingt et une filles, la naissance tant attendue d'un garçon tourne court quand une bande d'affreux renverse le trône et fait prisonnier le prince Victor. C'est alors que Zoé, mue par l'amour, décide de voler à son secours, armée surtout de son audace. Le récit enchaîne les péripéties avec la légèreté et l'esprit propres aux contes détournés.
Sans dévoiler comment se termine cette drôle de quête, l'histoire glisse en douceur quelques belles idées aux enfants : on peut être une fille de petite condition et devenir une héroïne, on peut être né prince et avoir le droit d'avoir peur. Christine Beigel bouscule gentiment les rôles attendus et prouve qu'un brin de ruse et de bravoure vaut mieux que tous les titres de noblesse. C'est un conte qui fait sourire tout en semant de jolies graines.
À qui s'adresse ce livre audio ?
Ce petit bijou s'adresse aux enfants qui aiment les histoires qui ne tournent pas rond, celles où les princesses ont du caractère et les princes des faiblesses bien humaines. Les familles en quête d'un conte à écouter ensemble, sans mièvrerie, y trouveront leur bonheur. C'est aussi une belle occasion d'aborder avec les plus jeunes les questions de courage, d'égalité et de confiance en soi, sans jamais leur faire la leçon.
Je le glisserais dans les oreilles des petits au moment du coucher, pour un rituel du soir qui se termine sur un éclat de rire, ou sur la banquette arrière lors d'un déplacement en famille. Sa durée de trente minutes en fait le compagnon parfait des trajets courts et des fins de journée. Et parce qu'il se prête à la réécoute, ne soyez pas surpris qu'on vous réclame encore une fois le fameux « Yakagalopéjuskochato ».