Il existe des œuvres si vastes qu'elles survivent à leur créateur. La Roue du Temps est de celles-là. Derrière ce nom de plume se cachait James Oliver Rigney Jr., Américain né en 1948 en Caroline du Sud, vétéran du Vietnam devenu l'un des architectes majeurs de la fantasy épique moderne.
Robert Jordan s'est éteint en 2007 alors qu'il travaillait encore au dernier tome de son cycle monumental. Conscient de la maladie, il avait laissé des notes détaillées: c'est le romancier Brandon Sanderson qui, choisi par sa veuve, a porté la saga jusqu'à son terme en trois volumes finaux. Cette transmission, rare dans l'histoire de la littérature, dit tout de l'ampleur d'un projet commencé en 1990.
Quatorze tomes, un monde d'une richesse inouïe, une mythologie du temps cyclique: Jordan n'a pas écrit une série, il a bâti une cathédrale, devenue depuis la référence absolue de la high fantasy.
L'intégralité du cycle est ici confiée à un seul comédien, Arnauld Le Ridant, dont l'endurance force le respect: certains tomes dépassent les quarante heures d'écoute. Autant dire un voyage au long cours. Le point de départ obligé, c'est L'Œil du monde, premier volume et titre le plus commenté de la série chez nous, où un groupe de jeunes gens d'un village reculé bascule dans une prophétie qui les dépasse.
De La grande quête à La Tempête imminente, notée 4,8 étoiles, la tension et la mythologie ne cessent de s'épaissir. Les curieux pourront aussi découvrir Nouveau printemps, court roman qui éclaire les origines de la saga. Prévoyez du temps, beaucoup de temps: une fois la Roue lancée, difficile de s'arrêter. Explorez les tomes disponibles ci-dessous.